Eric Benoît 
Laboratoire MIA 
Pôle Sciences et Technologie 
Université de La Rochelle 
Avenue Michel Crépeau 
17042 La Rochelle cedex 1

Eric Benoît 
Projet COMORE
 
INRIA 
2004 route des lucioles
BP 93 FR
06902 Sophia Antipolis

Adresse électronique

ebenoit@univ-lr.fr

eric.benoit@sophia.inria.fr

Téléphone

05.46.45.82.06

(04.97.15.53.70)

Fax

05.46.45.82.40


Sommaire


Curriculum vitae
 

septembre 2009:

retour sur mon poste de professeur à La Rochelle.

septembre 2007:

En délégation à l'INRIA-Sophia-Antipolis dans le projet COMORE.

septembre 1993:

Nomination comme professeur à l'Université de La Rochelle.

15 mars 1986:

Habilitation à diriger des recherches à l'Université de Nice.

de septembre 1985
à septembre 1993

Maître-assistant à l'Ecole des Mines de Paris en poste à Sophia-Antipolis

24 février 1984:

Thèse d'état à Nice : Canards de R3

 

Directeurs de thèse : A.CHENCINER, C.LOBRY

 

Jury: A.CHENCINER, G.IOOSS, C.LOBRY, J.MARTINET, J.P.RAMIS, H.ROSENBERG

de septembre 1983
à septembre 1985

Assistant à l'Université de Nice

juin 1979:

Thèse de troisième cycle à Paris VII : Equation de Van der Pol avec deuxième terme forçant

 

Directeur de thèse : A.CHENCINER

 

Jury: A.CHENCINER, J.L.KRIVINE, B.SCHMITT

de septembre 1975
à septembre 1983

Assistant puis Maître-assistant au Centre Universitaire de Tlemcen (Algérie)

décembre 1974:

D.E.A. à Paris VII dirigé par A.CHENCINER : Mémoire Chirurgie des singularités d'une application lisse ( sur un article de ELIACHBERG )

juin 1974:

Agrégation de mathématiques

septembre 1971:

Entrée à l'Ecole Normale Supérieure rue d'Ulm

1952 à 1971:

Scolarité à Strasbourg

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Domaines où mes compétences sont non nulles

Analyse non standard :

Initiée par A.Robinson dans les années soixante, puis remodelée par E.Nelson et vantée par G.Reeb, l'analyse non standard est une théorie des infinitésimaux qui permet une pratique du calcul infinitésimal plus proche de l'intuition "naturelle". L'introduction d'un nouveau prédicat, nommé standard permet de distinguer les infiniment grands parmi les nombres entiers naturels. La théorie axiomatique qui gère l'usage de ce nouveau prédicat est une extension conservative de la théorie classique de Zermelo, Fraenkel avec axiome du choix.

Tous les résultats standard prouvés à l'aide de méthodes non standard peuvent être redémontrés à l'aide de méthodes classiques, mais (c'est là mon opinion personnelle) la traduction en classique nuit à l'élégance, à la clarté et au caractère naturel des preuves. De plus, les questions posées et les énoncés des théorèmes dans le langage non standard sont plus riches, plus intuitifs et plus "physiques".

Les applications de l'analyse non standard sont très variées, de l'analyse à l'algèbre. Quant à moi, m'ont intéressé les équations différentielles et les probabilités.

L'immensité du savoir mathématique énoncé dans le formalisme classique de Cauchy-Bolzano-Weierstrass-Cantor-... rend important le coût d'une révolution non standard qu'on pourrait espérer. C'est la raison fondamentale qui fait que cette nouvelle théorie n'obtient pas dans la communauté mathématique la place à laquelle elle pourrait prétendre. Sous la pression des habitudes de cette communauté, je pratique donc assez peu cette théorie dans mes écrits, bien que, dans ma façon de penser, de raisonner, de chercher, de trouver, l'analyse non standard soit omniprésente. Une exception : un article sur le feuilletage des solutions d'une équation différentielle d'ordre 1. Voir ici

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Equations différentielles ordinaires : théorie qualitative, théories asymptotiques, perturbations singulières.

C'est mon domaine de prédilection, et mon principal thème de recherche.

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Probabilités:

A la suite de la publication par E.Nelson de son livre Radically elementary probability, j'ai étudié, avec C.Lobry et B.Candelpergher, les diffusions discrètes. Le problème était de montrer que les probabilités discrètes et l'analyse non standard suffisent pour modéliser les processus de diffusion continus.

Ainsi, l'objet de base, au lieu d'être le mouvement brownien, est la marche aléatoire de Wiener avec un pas infiniment petit (au sens de l'analyse non standard) fixé. Les diffusions discrètes sont construites, à partir de cette marche, par des équations récurrentes analogues au schéma d'Euler pour des équations différentielles. Ces objets peuvent être étudiés à l'aide des méthodes exposées dans le premier tome du livre de Feller. L'apport de la vision non standard réside ensuite dans la notion de processus infiniment proches. Les propriétés macroscopiques sont celles qui sont compatibles avec cette relation d'équivalence. Un peu de théorie de la mesure non standard (élémentaire : voir article) est ici nécessaire pour définir des expressions comme presque sûrement. Une diffusion, au sens classique du terme, est une limite (quand le pas de la marche de Wiener tend vers zéro), alors que, dans notre présentation, c'est une classe d'équivalence de processus discrets infiniment proches.

Cette présentation permet de retrouver les théorèmes classiques tels le calcul de Itô et les calculs de densité du théorème de Girsanov. Tout ce travail n'a pas besoin de la théorie de la mesure et des probabilités continues. Il est fait [ici] et [là].

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Automatique et contrôle :

Pendant mon séjour à l'Ecole des Mines (1985 à 1993), j'ai travaillé en collaboration avec des automaticiens. La rencontre des théories de l'automatique et de mon intérêt pour les équations différentielles m'a évidemment conduit à la théorie du contrôle. Bien que je n'aie pas produit de résultat nouveau dans ce domaine, je crois avoir acquis une certaine compétence dans les questions de commandabilité, stabilisation, etc. de systèmes. Ces connaissances me sont très utiles pour la modélisation en économie.

Récemment (en 2006), une collaboration semble se mettre en place avec M. Fliess sur un programme de recherches concernant l'application des techniques non standard de moyennisation au traitement du signal.

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Modélisation en dynamique des populations :

C'est un domaine idéal pour appliquer la théorie qualitative des équations différentielles. Je suis membre du COREV (GdR du CNRS)  En collaboration avec les chercheurs de cette communauté, j'ai travaillé sur quelques modèles de dynamique de population: avec P. Auger, nous avons écrit un article sur l'agrégation des variables dans un modèle de dynamique de populations. J'ai aidé D. Leguerrier, C. Bacher et N. Niquil pour l'élaboration d'un modèle mathématique utilisant les chaînes de Markov dans des réseaux de compartiments . Un article a été écrit, et D. Leguerrier a soutenu sa thèse sur ce sujet. Avec M.J.Rochet (IFREMER, Nantes), nous avons élaboré un modèle de dynamique pour les populations de poissons océaniques. Ce modèle conduit à une équation d'évolution, avec un opérateur contenant des dérivations et des convolutions. Quelques résultats théoriques et des simulations ont été obtenus. Ce modèle est maintenant adapté à la dynamique du zooplancton, avec mon étudiant Jonathan Rault. De plus, il est source de problèmes mathématiques intéressants. De plus amples explications sont données   ici.

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Modélisation en économie :

L'économie mathématique fourmille de problèmes de modélisation utilisant des principes d'optimisation. Mes connaissances en théorie du contrôle et mon intérêt pour la modélisation m'ont fait adopter ce domaine pour ma recherche. Ce domaine est appelé à se développer: je participe à un groupe, pour l'instant informel, de mathématiciens, d'économistes et de biologistes semble devoir se mettre en place sous l'égide du CNRS sur le thème Méthodes mathématiques pour la gestion durable des ressources naturelles et de la biodiversité.

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Thèmes actuels de recherche

Équations différentielles ordinaires d'ordre 1 et analyse non standard

Dans un travail avec R. Bebbouchi (université d'Oran), nous avons étudié un problème évoqué par G. Reeb : soit une équation différentielle y'=f(x,y)x et y sont des variables réelles. Peut-on décrire l'ensemble des solutions de cette équation à l'aide d'une famille croissante à un paramètre de fonctions. Pour s'affranchir d'une difficulté étrangère au fond du problème, on suppose que toutes les solutions de l'équation sont définies sur R tout entier. Dans le cas d'équations satisfaisant la condition d'unicité des solutions du problème de Cauchy, la réponse est immédiate : on paramètre l'ensemble des solutions par la condition initiale. Dans le cas où les défauts d'unicité sont abondants, le problème est moins évident. La méthode que nous utilisons est typiquement non standard : on remplace l'équation différentielle par une équation aux différences, bien adaptée à nos besoins (préservant par exemple certaines propriétés de monotonie). Pour cette équation aux différences, la résolution est relativement simple, et des arguments de standardisation assez subtils permettent de conclure. Ce travail m'a obligé à mettre au net quelques définitions et propriétés sur les espaces topologiques munis d'une relation d'ordre partiel. Les définitions et résultats n'ont rien de non standard, mais malgré cela, ils ne figurent pas dans les ouvrages classiques.

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Perturbations singulières d'équations différentielles ordinaires

Présentation du domaine

Une équation différentielle ordinaire singulièrement perturbée s'écrit plutôt comme un système :

x' = f( x, y, ε )

ε y' = g( x, y, ε )

x est une variable réelle de dimension p et y est réelle de dimension q. Quant à ε, c'est un paramètre réel positif. Le problème est l'étude du comportement limite du feuilletage des trajectoires du champ de vecteurs quand ε tend vers 0. Le même problème se pose aussi en complexe avec f et g analytiques pour x, y dans des domaines raisonnables, et ε dans un voisinage sectoriel de l'origine contenant l'axe réel positif. On peut aussi envisager des familles à paramètres, pour déployer les singularités.

La variété d'équation g(x,y,0)=0 est appelée variété lente. Elle joue un grand rôle car, pour ε =0, c'est la surface où vivent les trajectoires. Si on fait un changement de temps (multiplication par ε), cette surface est le lieu des points stationnaires.

On classe habituellement les différents travaux faits dans ce domaine selon les outils utilisés. Cette classification est bien sûr un peu arbitraire, car les différents outils se combinent parfois.

Un premier type de méthodes (pièges à trajectoires, théorie qualitative des champs de vecteurs du plan, théorème du point fixe de Brouwer, changements de variables, même dépendant de ε) que j'appellerai qualitatives réelles a été utilisé par Tikhonov et ses successeurs. On a ainsi pu étudier des comportements globaux, en l'absence de singularités. Avec, en supplément, l'analyse non standard, des cas avec singularités ont été étudiés, mais en petite dimension : ce sont les canards de l'école de Strasbourg, voir par exemple [Chasse au canard], où on étudie une famille à un paramètre a d'équations de Van der Pol

x' = a - y

ε y' = x - ( y3/3 - y )

J'ai utilisé des méthodes de ce type pour obtenir des résultats en dimension plus grande (p=2,q=1) : voir mes travaux.

Dans le cadre complexe, des méthodes un peu similaires ont été inventées par J.L.Callot à qui on doit la notion de relief. L'astuce consiste à étudier les solutions pour des x décrivant un chemin dans le plan complexe. La méthode permet aussi de répondre à des questions réelles qu'elle éclaire d'un jour nouveau.
 

Un deuxième type de méthodes géométriques réelles consiste à étudier les variétés invariantes stables, instables et surtout centrales pour le système ( x'=f, y'=εg, ε'=0 ). Elles ont été utilisées par Dumortier, Roussarie, Fenichel, Brunovski, Jones, etc... Elles donnent des résultats quand il n'y a pas de singularités trop compliquées. Pour étudier ces dernières, on peut faire des éclatements (travaux de Dumortier, Roussarie, Panazzolo, et de Szmolyan et all.). C'est ainsi que M.Wechselberger a démontré le même théorème que [ppsn] pour les points pseudo singuliers noeuds.
 

Un dernier type de méthodes (peut-être les plus anciennes, déjà bien exploitées par Poincaré) consiste à étudier les développements asymptotiques des solutions. Dans les différentes zones, ces développements asymptotiques ne sont pas de la même espèce. Le problème principal est alors de recoller les morceaux. Ces études sont, en général, purement réelles (Wasow, Vasil'eva, O'Malley,...). Le problème qui m'intéresse plus particulièrement est celui des points tournants (Matkowsky, Kopell,...) qui correspond aux singularités à canards. L'article [Un développement asymptotique combiné en perturbation singulière] est une contribution affinant ces méthodes. Les travaux de mon ancien doctorant T. Forget sont aussi une prolongation de ces méthodes asymptotiques.

La théorie de Kruskal enrichit ces méthodes et fait le pont avec les méthodes complexes.
 

Enfin, on a les méthodes de sommation de séries divergentes. Elles remontent aussi à Poincaré, et leurs progrès considérables en font un outil de choix, même pour des systèmes réels. Le principe de base consiste à chercher des solutions formelles, à montrer qu'elles sont divergentes de type Gevrey (Voir les travaux de M.Canalis-Durand), puis à "sommer" ces séries (voir Ramis, Malgrange, Sibuya, Schäfke, ...) pour obtenir de vraies solutions. L'article [Canards en un point pseudo singulier noeud] utilise ces méthodes sur mon problème favori.

La théorie des fonctions résurgentes de J.Ecalle est aussi à mentionner ici.

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Apport personnel dans le domaine

x'

=

f( x, y, z, ε)

(x, y, z) in R3

y'

=

g( x, y, z, ε)

ε in R+

ε z'

=

h( x, y, z, ε)

ε infinitesimal

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Modélisation en dynamique des populations :

Il s'agit d'un programme interdisciplinaire de recherche "Environnement, Vie et Sociétés" (programme thématique "Méthodes Modèles et Théories"). Le thème de ce programme est "La pente de la structure en taille multispécifique : un indicateur de l'effet de la pêche sur les peuplements de poissons exploités".

L'une des parties de ce programme (celle qui me concerne) consiste à développer un modèle synthétique pour expliquer la linéarité et calculer la pente du spectre de taille (fonction qui à chaque classe de tailles associe le nombre d'individus, le tout tracé dans une échelle log-log). Le modèle de Silvert et Platt fournit une équation aux dérivées partielles linéaire hyperbolique. Les caractéristiques décrivent la dynamique d'une cohorte. Si les données (croissance, mortalité naturelle, pêche) sont allométriques avec des coefficients convenables, et si le recrutement (condition au bord de l'équation aux dérivées partielles) est constant, alors la solution stationnaire est allométrique et le spectre de taille est linéaire. Si la mortalité par pêche est non allométrique (ce qui est bien plus réaliste), le spectre de taille devient concave. Or les observations ne montrent pas de concavité notable qui correspondrait à la forte exploitation par la pêche. La raison de cela peut être vue dans le fait que la pression de la pêche s'exerçant sur les gros poissons diminue la pression de prédation sur les petits. On est donc naturellement amené à faire intervenir un modèle de prédation. Si on considère qu'un poisson de taille w ne mange que des poissons de taille qw (avec q donné strictement inférieur à 1), le modèle résultant pour la solution stationnaire est une équation aux q-différences. On peut aussi, ce qui est plus réaliste, répartir la prédation d'un poisson sur les poissons de taille inférieure avec une fonction de répartition en cloche. Mathématiquement, le retard est distribué, et se présente sous la forme d'un produit de convolution. Nous avons établi un modèle prenant raisonnablement en cause ces phénomènes de prédation et suffisamment simple pour pouvoir être utilisable. Un article a été publié en collaboration avec Marie-Joëlle Rochet. Cet article contient (pour sa partie mathématique) la modélisation, quelques résultats théoriques sur le modèle et des simulations numériques.

J'ai repris l'étude d'équations fonctionnelles d'évolution généralisant la structure du modèle ci-dessus. Cette structure est voisine de celle de l'équation de Burgers, mais l'opérateur différentiel est non local : il contient des produits de convolution. J'ai réussi à prouver un théorème d'existence et d'unicité locale pour ce type d'équations : voir Equation fonctionnelle: Transport et convolution.

Le travail de modélisation a été étendu à des populations plus complexes comportant des poissons, des céphalopodes et des détritus dans l'article How does abundance scale with body size in coupled size-structured food webs.

En septembre 2008, M.J. Rochet et moi-même avons repris le modèle pour étudier l'influence de la pêche sur la capture totale et sur la biodiversité. Des simulations semblent montrer des états périodiques dès que la pêche est suffisamment importante. Le travail est en cours. Il s'agit de montrer la présence d'une bifurcation de Hopf lorsque l'effort de pêche dépasse un certain seuil. Des simulations l'attestent, et l'étude d'un modèle considérablement simplifié l'explique. Des articles sont en cours d'élaboration.

Ce type de modèle peut aussi être mis en oeuvre pour expliquer la dynamique du zooplancton. En collaboration avec Lars Stemmann (laboratoire d'Océanologie de Villefranche sur Mer), nous exploitons cette idée. Nous voudrions identifier des paramètres du modèle à l'aide des données (très longues séries fiables obtenues à Villefranche). Le but est alors de comprendre les relations entre dynamique du phytoplancton et dynamique du zooplancton, afin d'insérer cela dans un modèle général d'évolution de la biomasse dans les océans.

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Modélisation en économie :

C'est un travail que j'ai fait en collaboration avec L. Augier, maître de conférences en économie à l'université de la Rochelle, et Emmanuelle Augeraud-Veron, qui a soutenu sa thèse en décembre 2000 sur ce sujet.

L'étude porte sur des modèles à générations imbriquées, assez classiques en économie. Il s'agit de modèles avec un consommateur, un producteur, régis par plusieurs optimisations. La problématique de l'anticipation parfaite embrouille souvent la dynamique de ces modèles. Le but du travail est de gérer correctement le problème de l'anticipation, avec les outils validés de la théorie du contrôle. L'une des hypothèses souvent faite par les économistes est celle de l'anticipation parfaite . Elle permet effectivement de rendre le modèle économique utilisable comme un système dynamique, mais elle a beaucoup de défauts: l'indétermination (au sens des économistes) n'en est que le symptôme le plus visible, le défaut est plus profond et réside dans la logique même des modèles. Le travail porte sur les différentes méthodes permettant de justifier, d'infirmer, ou de contourner cette hypothèse d'anticipation parfaite dans les modèles considérés.

Les remèdes étudiés sont de type très variés: une modification complète du modèle (par l'introduction d'un planificateur, ou par l'introduction d'une taxe); un passage à la limite pour des modèles où l'anticipation n'intervient que faiblement; la donnée d'une règle non-anticipative pour fixer cette anticipation; les méthodes d'apprentissage de l'automatique; etc...

L'université de la Rochelle, de part sa position géographique, s'intéresse au littoral, et à ce titre, un groupe d'économistes et de mathématiciens a décidé d'étudier des modèles bio-économiques de l'élevage des huitres du bassin de Marennes-Oléron. Nous sommes actuellement en contact avec les professionnels du secteur et les instituts d'étude du milieu marin (IFREMER, CREMA).

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Réduction de modèles biologiques :

Il est un problème que tous les scientifiques rencontrent un jour où l’autre : pour décrire un phénomène (biologique en ce qui nous concerne) de façon pas trop simpliste, il apparaît en général un grand nombre de variables, paramètres ou inconnues. Le système d’équations qui modélise le problème est alors de grande dimension, et sa complexité implique deux difficultés majeures : la première est l’incapacité des mathématiciens à en déduire des propriétés qualitatives pertinentes, la deuxième est l’incapacité des biologistes à interpréter des résultats et à valider le modèle.

Il est donc fort utile et même souvent indispensable de remplacer ce « gros » modèle par un modèle plus raisonnable. Il est illusoire de croire qu’une méthode universelle puisse faire cette opération, car il faut prendre en compte la nature même du phénomène biologique. Je citerai deux méthodes qui me semblent intéressantes : l’agrégation de variables qui consiste à remplacer un groupe de variables par leur somme, et à considérer deux dynamiques presque découplées, l’une à l’intérieur du groupe, l’autre, à l’extérieur, ne faisant intervenir que la somme des variables du groupe. Cette description pêche par excès de généralité, et il faut considérer des exemples précis pour comprendre en quoi on simplifie ou non le problème. De nature assez semblable est l’usage des perturbations singulières, qui classe les différents mécanismes du modèle en plusieurs catégories selon le temps caractéristique de réaction. On considère d’abord les réactions rapides, et on étudie leur comportement après un temps long pour la variable rapide, court pour les variables lentes. On étudie ensuite l’évolution en temps lent de ce comportement… Cet outil est à manipuler avec précaution, d’une part à cause des pièges mathématiques, d’autre part à cause de la différence importante qu’il faut avoir entre les échelles de temps.

Avec Jean-Luc Gouzé, nous élaborons un algorithme permettant, à l'aide d'un ordinateur, de tenir compte des ordres de grandeur des paramètres et des inconnues pour simplifier un gros système chimique. Le principe consiste à décomposer l'espace d'états en boîtes, et à écrire le système comme un champ lent-rapide dans chacune des boîtes. Un article est publié dans les actes de la conférence POSTA09.


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Collaborations

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Groupes, projets, contrats

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Participation à des colloques et séminaires

Colloques

Ecoles

Séminaires et groupes de travail (hors la Rochelle)

Séminaires à la Rochelle

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Publications

Dans des revues ou des actes de colloques

J'écris régulièrement des revues d'articles pour les MathsReviews. En particulier, j'ai écrit une "featured review" sur un article de Panazzolo : On the existence of canards solutions.

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Activités d'enseignement et d'encadrement doctoral

L'université de la Rochelle est (ou était) une jeune université où le taux d'encadrement est relativement bas par rapport à celui d'autres universités plus anciennes. De plus, la croissance a entraîné l'ouverture régulière de nouvelles filières. Souvent, en tant que l'un des plus vieux enseignants de cette jeune université, j'ai enseigné des cours nouveaux pour moi, essentiellement en licence de maths (une petitecentaine d'étudiants) ou dans la filière MASS (15 à 40 étudiants) :

Dans la plupart des cas, il s'agit d'un cours et d'un groupe de TD.

Les enseignements de troisième cycle de l'université de la Rochelle n'ont débuté que récemment (2000 ou 2001 selon les filières qui me concernent). J'y ai enseigné :



Auparavant, à l'université de Tlemcen (Algérie) et à l'université de Nice, j'ai assuré les enseignements habituels en mathématiques...

A l'ESSI (Ecole d'ingénieur de l'université de Nice-Sophia-Antipolis), j'ai assuré des cours et TD plus appliqués parmi lesquels je peux signaler :

J'ai encadré plusieurs mémoires de licence et de maîtrise.

J'ai encadré en 2001 un mémoire de DEA (Bertrand Chatelier), Systèmes différentiels lents-rapides dans R3 à trois échelles de temps, étudiant plus précisément les modèles de dynamique de population décrits par S.Rinaldi.

J'ai encadré en 2002 un mémoire de DEA (Sébastien Couëdel) sur la bifurcation de Hopf.

J'ai dirigé les travaux de thèse d'Emmanuelle Augeraud-Véron en modélisation en économie. La thèse a été soutenue le 19 décembre 2000 et a obtenu la mention très honorable avec les félicitations du jury.

J'ai co-dirigé (avec Guy Wallet) le travail de thèse de Thomas Forget sur les points tournants dégénérés. La thèse a été soutenue le 29 mars 2007.

Je co-dirige (avec Rachid Bebbouchi) le travail de Ouahiba Cherikh (maitre assistante à l'université d'Alger), sur les champs lents rapides réels. Cette codirection a été entamée grâce aux accords CMEP entre les universités de la Rochelle et Alger.

Je co-dirige (avec Lars Stemmann, laboratoire d'Océanologie de Villefranche sur Mer) la thèse de Jonathan Rault portant sur la modélisation de populations de zooplancton.

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Activités administratives

J'ai été pendant cinq ans directeur du département de mathématiques de l'université de la Rochelle (1993 à 1998). Il est vrai que l'équipe était peu nombreuse, mais les charges ne sont pas toutes proportionnelles à l'effectif. Parmi ces charges, il y avait la répartition des enseignements, la recherche des vacataires (pour assurer des heures complémentaires), différentes tâches dues à la gestion du Pôle Sciences, etc...

J'ai été responsable de la maîtrise MASS.

Quand elles existaient encore, j'étais membre de commissions de spécialistes (maths à la Rochelle, économie à la Rochelle). Je suis maintenant (2009) nommé membre du comité de sélection en charge du recrutement sur le poste de professeur de La Rochelle.

Je suis le correspondant de la Société Mathématique de France à l'Université de la Rochelle.

J'ai été (de 2005 à 2008) responsable d'un accord CMEP entre l'université de la Rochelle et l'université d'Alger (USTHB). Grâce à cet accord , et à son frère jumeau de l'université de Mulhouse, nous organisons des semaines de cours (niveau doctoral) en Algérie. Cinq semaines sont organisées sur le thème général des systèmes dynamiques pendant l'année scolaire 2005/2006, deux sont déjà prévues ou se sont déroulées pour l'année 2006/2007. Cet accord permet aussi la venue en France de jeunes chercheurs algériens. J'ai ainsi accueilli à maintes reprises des jeunes pour un ou deux mois.

J'étais élu au CEVU en mars 2006, mais j'ai démissioné quand je suis parti en délégation à l'INRIA.

Avec quelques enseignants de l'université de La Rochelle, nous mettons en place une option de mastère pluridisciplinaires dont le thème principal est la modélisation en économie et écologie et l'étude mathématique des équations correspondantes.

Je suis fortement impliqué dans l'administration de l'ANR ANAR, par exemple pour l'organisation des colloques de novembre 2008 et de décembre 2009 à La Rochelle.

J'ai participé (fin 2008) à une demande d'ANR (MERMOZ) sur un projet d'étude de la dynamique du plancton dans la Mer Méditerranée.

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Loisirs

J'ai suivi de longues études de piano au conservatoire de Strasbourg et je prétends très bien déchiffrer. Je suis toujours à la recherche d'instrumentistes pour faire de la musique de chambre (classique, romantique, contemporaine), même irrégulièrement.

J'aime les randonnées en montagne, à pied, en ski,...

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Dernière mise à jour : 1 décembre 2009
Serveur : http://www.univ-lr.fr/math
Auteur : Eric Benoît